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Syndicat d'Initiative et du Tourisme de la Commune de Kayl-Tétange

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Les souverains de la Maison de Luxembourg (4)

28th November 2025

Syndicat d'Initiative et de Tourisme Kayl

 Le grand-duc Adolphe (1817-1905) devient, à l’âge de 73 ans, le premier souverain de la dynastie nationale du Luxembourg. Depuis lors, ses descendants directs se sont succédé sur le trône.
Il acquiert les ruines du château de Vianden ainsi que le château de Berg, puis achète également le château de Fischbach en 1891.
Bien qu’il soit devenu chef d’État, il préfère résider au château de Hohenburg, en Bavière, et laisse au président du gouvernement luxembourgeois, Paul Eyschen, la gestion des affaires politiques. Aux yeux de la population, la dynastie apparaît donc comme étant en retrait des décisions de l’État.
Le grand-duc Adolphe s’éteint le 17 novembre 1905 au château de Hohenburg.
Son fils aîné, Guillaume IV (1852-1912), est nommé lieutenant-représentant en 1902 et succède officiellement à son père en 1905. Lors de sa prestation de serment, il insiste sur le fait que le grand-duc doit rester indépendant des partis politiques et au-dessus des querelles partisanes.
Pour des raisons de santé, il nomme en 1908 son épouse, Marie-Anne de Bragance, comme lieutenante-représentante. Celle-ci prête serment en tant que régente le 19 novembre 1908.
Guillaume IV meurt en 1912 sans héritier mâle. Son union avec Marie-Anne de Bragance a toutefois donné naissance à six filles : Marie-Adélaïde (1894), Charlotte (1896), Hilda (1897), Antonia (1899), Élisabeth (1901) et Sophie (1902).
Afin d’éviter une crise de succession prévisible, Guillaume IV avait pris les devants en adoptant en 1907 un nouveau statut de la Maison grand-ducale, désignant sa fille aînée, la princesse Marie-Adélaïde, comme héritière du trône.
La Chambre des députés approuve ce statut le 16 avril 1907, et il devient officiellement valable le 10 juillet 1907.
La grande-duchesse Marie-Adélaïde (1894-1924)
Marie-Adélaïde est la première souveraine née sur le sol luxembourgeois depuis Jean l’Aveugle en 1296. Elle prête serment sur la Constitution le 18 juin 1912.
Deux ans plus tard, le 2 août 1914, les troupes allemandes envahissent le Grand-Duché. Le gouvernement et la grande-duchesse protestent, mais ne peuvent empêcher la violation de la neutralité du pays. Les autorités allemandes se mêlent finalement peu à la politique intérieure luxembourgeoise.
Après la mort de Paul Eyschen en 1915, Marie-Adélaïde décide d’intervenir davantage dans les affaires de l’État. Mal entourée et influencée par de mauvais conseillers, elle tente de maintenir un gouvernement conservateur minoritaire. Cette décision lui attire rapidement la colère de l’opposition, qui l’accuse de s’éloigner de l’esprit de la Constitution.
Pourtant, lors de son serment, Marie-Adélaïde avait clairement affirmé sa volonté de gouverner avec justice et conformément au droit, déclarant :
« Mes actes seront toujours guidés par la volonté de juger selon les exigences du droit et de la justice. »
Il faut également rappeler que les socialistes s’étaient déjà opposés à la monarchie en 1907 lors des débats sur le nouveau statut familial. Même si Marie-Adélaïde n’a jamais outrepassé ses compétences constitutionnelles, elle s’attire durablement l’hostilité de la gauche.
Après l’armistice de 1918, ses opposants réclament immédiatement son abdication. On lui reproche notamment d’avoir adopté une attitude trop conciliante envers l’Allemagne, notamment lors de sa rencontre avec l’empereur Guillaume II en 1914.
Des troubles violents dirigés contre la dynastie éclatent, et Marie-Adélaïde finit par accepter les conseils d’Émile Reuter : elle abdique en faveur de sa sœur cadette Charlotte le 9 janvier 1919.
Elle quitte ensuite le Luxembourg et entre au couvent des Carmélites à Modène, en Italie.
Elle meurt le 24 janvier 1924 au château de Hohenburg.

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